« La belle moisson n’était qu’un signe de bienveillance »

Pierre Bussière, Le Destin brisé d’un village français, TDO, 2016, 330 p, 18 €.

Ce roman historique de Pierre Bussière est le récit des dernières années de la vie habitée de Chaudun. La vente de la commune par ses habitants est l’un des moments importants de l’histoire des Hautes-Alpes à la fin du XIXe siècle au point qu’un article de François-Napoléon Nicollet lui est consacré dans le Bulletin de la Société d’Études des Hautes-Alpes dès 1895.

Pierre Bussière est Nantais, auteur de plusieurs ouvrages, notamment sur sa ville. Il s’est déplacé dans les Hautes-Alpes pour découvrir le site, consulter la presse de l’époque, les archives de la commune et de la paroisse. Après la publication de son livre, il s’est également rendu à Gap pour le présenter. À ce roman, il ajoute des cartes, une chronologie, des documents annexes, une bibliographie comprenant une sitographie.

Le personnage du maire, Philippe Marelier, des curés, les abbés Albert jusqu’en 1889 puis Joseph Pategrain qui mourra en montagne, ressortent particulièrement.

L’affaire de la cession des terres d’une commune de montagne aux Eaux et Forêts, sur fond de crise démographique, d’émigration et d’exode rural, montre bien la difficulté qu’une communauté peut ressentir dans ses relations avec l’extérieur : la ville, l’administration, l’Église… Il y a dans cet ouvrage des inspirations que l’auteur de La Terre qui meurt, René Bazin, reconnaîtrait.

L’auteur, Pierre Bussière, entretient un blog consultable ici : http://dparolesdeplus.blogspot.fr.

Les archives de la paroisse de Chaudun sont ouvertes au public et sont munies d’un instrument de recherche.

Pierre Bussière nous dit ici ce que l’histoire de Chaudun peut représenter d’universel :

Luc-André Biarnais
archiviste du diocèse de Gap et d'Embrun

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